Millefiori 4 coeurs jaunes, art et technique

Millefiori 4coeurs jaunes

J’avais créé ce dessin pour réaliser le caméléon du challenge de groupe paru sur le journal de la polymère francophone au printemps dernier, puis je l’ai utilisé pour faire les serpents et les yeux pétrifiants de la tête de Méduse réalisée pour l’expo Artissima de Ghisonaccia en juillet dernier. Avec le reste sont sortis des coeurs des médaillons et autres petites perles pas encore montées. Certains coeurs ont déjà trouvé modèle pour être portés et se promènent aux cous des élégantes ghisonaises. On me demande souvent comment je fais les dessins, et comme j’avais ce tutoriel en attente j’ai décidé de le monter en vidéo avec quelques explications sur des visuels à cru et montrer ainsi la complexité du dessin en relief pour les non initiés. Je conçois qu’il soit difficile de comprendre quand je réponds non à la question « est-ce que c’est peint dessus? » Non ce n’est pas peint … c’est pire!

Merci de partager ce message et la vidéo pour informer sur cette technique artistique mal connue du grand public. www.medusa.corsica

Millefiori 4coeurs jaunes
La Méduse de Ghisoni et la Méduse du Fium’Orbu ensemble
Millefiori canne murrina 4 coeurs jaunes sur fond vert

hidden magic dans les chutes de la méduse

Dans les chutes de quoi? Les chutes c’est de la pâte beurk? Non la « beurk »c’est en écrasant tout dans un mélange immonde, ceci est du « reste » de bonne qualité colorée. Je commence par la fin en accommodant les restes d’un début dont je vous parlerai … plus tard! C’est toute une histoire ….

hidden_magic
hidden magic

 

Test technique cire Pebeo GILDING WAX sur Fimo avec résine

technique fimo
technique fimo à abse de cire à dorer

Aujourd’hui nous allons parler de technique fimo. J’avais déjà essayé cette cire GILDING WAX de PEBEO il y a des années mais mes premiers tests sur FIMO n’avaient pas été concluants du tout car la cire était partie faute de vernis (je hais le vernis!), et l’idée de contact avec la peau de cire chimique avait freiné mes ardeurs. En fait je l’avais achetée pour l’incruster dans les veines de boiserie pour de la déco et comme dernièrement j’ai fait ce médaillon avec des traces d’écriture par empreinte de tampon j’ai pensé à en incruster dedans, avec cette fois ci la ferme intention de protéger le travail fini. En fait ça va bien dans les traces mais ça déborde aussi beaucoup autour et ça reste même bien en surface. Sans attendre que ça sèche, j’ai donc enlevé le trop plein avec un chiffon de coton et frotté un peu pour que ça brille.  Sur la partie face avec le relief du crâne, j’ai appliqué de la même façon mais j’ai laissé un peu sécher la cire avant de frotter, l’effet est différent ça fait moins brillant et d’avantage effet vieilli.

Si j’avais fait cette expérience sur une boite par exemple, ou des mosaïques à coller en déco ou tout autre décor qui ne va en contact ni avec la peau ni avec des vêtements,  j’aurai volontiers laissé sans résine car ça me plait énormément déjà comme ça, surtout la partie frottée de suite qui brille bien comme des vieux meubles patinés et cirés, mais ce médaillon sera soit porté en médaille soit en grigri alors je décide de le protéger avec de la résine.

Pour appliquer la résine recto verso je la laisse prendre une petite heure avant de l’appliquer au pinceau sur le médaillon piqué sur un cure dent qui sèchera planté dans un socle en polystyrène à l’abri pendant 24 heures. Voir conseils sur la résine dans l’article qui y est consacré sur ce blog.

Vous reconnaissez peut être autour du doré un reste de « golden stroppel cane »? Trop cool ce motif! J’aime beaucoup le résultat de cette cire car je trouve le rendu très sensuel. Peut être à essayer sur du blanc nacré pour que cela se voit mieux …. Comme le médaillon est un peu grassouillet pour faire un bijou je vais probablement  le monter en grigri,à vous montrer demain quand il aura fini de sécher car là ça pègue encore un peu … patience! J’espère que ces images et explications vous seront utiles, merci d’avoir suivi et à très bientôt!

tutoriel à pois

tutoriel_pois_fimo tutoriel de motif aléatoires à pois en fimo

A mi chemin entre le fameux HM et le durissime clay-gun … ou comment récupérer des bouts de cannes et en faire de nouveaux motifs avec un tout petit machin qui tient dans un fond de tiroir. Voici un tutoriel niveau artistique de plombier, attention cependant d’un plombier très créatif! Je crois que ça fait bien plusieurs mois que j’ai acheté ce truc à la quincaillerie sans aucune intention de l’utiliser à bon escient 😉 Il a dormi un bon peu avec toutes les autres choses qui attendent d’être concrétisées, puis avec toutes les cannes que j’ai faites ces jours ci c’était l’outil idéal pour utiliser les « entames » de cannes pour recréer des motifs assortis en petite quantité.

Conservation de cannes en fimo

Discours existentiel sur les cannes et leur conservation. To be or not to be used again … and how!
Il est généralement recommandé d’entourer chaque canne dans du film transparent pour bouquet de fleur, pour une conservation à long terme. De nombreuses modeleuses utilisent cette méthode que j’ai également testé, ça fonctionne parfaitement les cannes ne restent pas molles mais ne durcissent que très lentement. Cependant une vieille canne reste une vielle canne. Ce que je veux dire par là c’est que l’on fait des progrès et que reprendre une canne de l’an dernier c’est comme mettre une robe du bal précédent pour retourner danser. Également je me suis aperçue que les cannes si bien rangées ne sortaient plus, elles étaient là aussi bien que si je les avais mises dans du formol pour me concentrer sur les bouts de canne moins bien conservées qui restaient dans les boites en plastique.

Alors j’ai décidé que pour stimuler ma créativité, je ne conserverai mes motifs qu’à moyen terme. Donc quand j’ai fait ce que j’ai à faire avec, je recycle. Les motifs jugés obsolètes sont transformés en:
HM, technique de création de motif aléatoire suite à la découpe de tranches après l’empreinte d’un objet contondant dans la canne 🙂
BEURK: La pâte beurk on en a toujours besoin pour rembourrer les perles alors pourquoi sacrifier de la belle pâte fraiche et vierge de tout motif pour rembourrer des vieilles cannes quand on peut faire le contraire?

Une saison de création même avec une telle politique de recyclage ça dure au moins un hiver et les cannes durcissent dans les tiroirs et boites mal fermées. Voici ce que je vous conseille:

conservation des cannes à l'abri de l'air et de la lumière
conservation des cannes à l’abri de l’air et de la lumière

J’utilise des boites à clous en plastique et j’y range les cannes coupées debout et les plus longues forcément horizontales. Ces boites sont refermées même quand je travaille c’est à dire que je prends ce dont j’ai besoin puis je referme. Les pains entamés sont coupés sans les sortir de leur plastique puis je les range dans une boite de galettes bretonnes (ici motif Tintin »), quand aux boules de restes elles sont posées sur une assiette en verre qui se dépose dans la boîte par dessus les pains coupés en fin de journée. Sur cette photo on peut voir une boîte à cannes (celles des cannes à bord transparent, sachant que la deuxième dessous contient les cannes à motifs colorés), la boîte en fer contenant les pains coupés et l’assiette de restes.

J’ai aussi des boites individuelles à pains plus gros, indispensables pour conserver des couleurs qui ne doivent pas du tout entrer en contact avec les autres sous peine d’être salis comme le blanc, le fluo, et la couleur chair). L’ensemble de ces boites est rangé à l’abri de la lumière. Certains plastiques sont à éviter en contact de la pâte polymère. J’ai essayé une boîte de chocolats (ferrero rochers) reçus à Noël et la boîte était jolie façonnée diamant et hyper transparente, les cannes changent de consistance et il y a une réaction chimique hyper malsaine qui modifie la surface du plastique, en plus souvent elles ne sont pas bien hermétiques.

 

Les pains neufs sont à la banque, dans un casier à tiroirs de bois. J’ai hésité avec la même chose en plastique car ça me semblait encore mieux pour conserver mais vraiment c’est trop moche le plastique et ça ne se customise pas. Ce casier prendra bientôt des couleurs pour ressembler à son grand frère ici. J’y range aussi d’autres pains neufs de matières comme la superflex que j’utilise moins. Avant j’utilisais un couvercle de platine disque à l’envers comme casier mais avec le froid de l’atelier en hiver j’ai préféré changer pour ce cocon de bois.

Le plus important est de les protéger de la lumière et des écarts de température, trop froid après une petite chaleur ça polymérise et la pâte durcit aussi bien pour les pains neufs que les pains entamés et les cannes.

Bon modelage à tous 🙂

Idée d’article par Patenkor (béa). Le courrier des lecteurs est toujours source d’inspiration, merci à vous!