Princesse fluo à crinoline

figurine fluorescente à robe
figurine fluorescente à robe en panier de fromage et napperon

Une crinoline en récupération de panier à fromage, car oui entre le brocciu le fromage frais et la ricottina chez moi des paniers en plastique si je les gardais tous je pourrais fabriquer une armée de princesses à crinolines …. Mais je n’ai pas tant que ça de napperons miteux à recycler donc je peux quand même relativiser et considérer cette princesse là comme un prototype n’ayant pas forcément de série à suivre. Ceci dit il y en aura sûrement d’autres car j’adore ses yeux globuleux et le crochet ça me connaît! Les parties blanches de son corps sont fluorescentes et j’ai cousu des perles fluo également sur le jupon, je suppose que dans le noir elle sera flippante à souhait!

crinoline en panier de fromage

Les oubliés du tri

Les oubliés du tri, oeuvre recclable
Les oubliés du tri, oeuvre recyclable
Les oubliés du tri, œuvre recyclable.

Un peu d’écologie un peu de civisme une grande inquiétude et une petite goutte d’espoir sont à l’origine de cette œuvre provisoire: Les oubliés du tri. Depuis quelques années maintenant que je sais que personne ne trie nos poubelles ni ne les détruit, légende urbaine qui consiste à imaginer des elfes de maison dans les décharges, je suis scandalisée de savoir que toutes nos poubelles non triées finissent dans un volcan gigantesque à proximité de mon domicile, c’est à dire au cœur même de mon paradis terrestre.
Après plusieurs crises des déchets dans l’île et plusieurs discours politiques, je vois les chiffres du tri et mon « coming out of trash » n’est plus seulement lié au fait de la décharge, mais au fait que personne ou quasi ne semble en avoir quelque chose à foutre, ça bouge mais si lentement que c’est à peine une brise quand on attend un ouragan de civisme. Sous prétexte qu’un incinérateur ça pollue, on pollue la terre l’eau la mer et même la qualité de l’air en alimentant par 45 000 Tonnes/an ce volcan putride au cœur de notre belle plaine. Par grand vent, les plastiques volent et jonchent nos bords de route comme des fleurs artificielles brillantes et laides dans les ronces fruitées. Mon grand père me disait qu’ici tout pousse, on a la meilleure terre qui soit et l’ensoleillement idéal pour tout ce qui est bon. Faut sortir les cailloux de la terre pour faire les murets avant de planter mais c’est le paradis, je le revois encore beau et fier de sa propriété cernée de galets de fleuve arguant que tout ce qui est corse est meilleur. Mais qu’avons nous fait! Comment avons nous permis une telle aberration! Pardonne nous O Babbo! Alors je sais que la Corse bouge et ce surtout depuis décembre, et j’appelle de tous mes vœux la réussite de ces changements fondamentaux, je vais même être patiente et avoir foi en mes compatriotes. On m’a promis bientôt des bacs de tri plus proches des maisons et c’est bien surtout pour les personnes fragiles ou les récalcitrantes et tout ce qui été fait depuis peu est un grand pas pour rattraper l’immense retard. Mais ne nous trompons pas de direction, le tri doit être exhaustif et proposer un ramassage séparé de tous les plastiques d’un côté et des papiers et cartons de l’autre. Actuellement les emballages sont re-triés après nous, franchement on nous croit pas capables de faire la différence entre un tetrapak et un flacon de gel douche? Dommage car ne récupérer que les emballages d’une catégorie impose d’enfouir l’ensemble des sachets souples à usage unique qui vous en conviendrez sont omniprésents dans chaque confection industrielle, et constituent par conséquent un volume bien supérieur à tout le reste. Absurde exemple: une éco-rechage est un sachet souple qui n’est pas recyclé alors que le flacon l’est. Dans ma famille ces sachets de plastique repartent dans une « valise » en fin de séjour en Corse car en Italie ou nous vivons l’hiver on les recycle, valise poubelle de la diaspora avec cet été une belle robe très classe en prime.
Alors si on est capables de trier et on l’est, qu’ils ramassent et recyclent tout et pas seulement ce qui les arrange, y compris les encombrants les branchages et le compost, que l’on cesse enfin de trouver des décharges sauvages et de nourrir ce volcan purulent ce furoncle dans notre si belle plaine du Fium’Orbu. Car non dans le Fium’Orbu on n’est pas des fous, on n’est pas des résidus de pallu ni des sauvages, on n’est pas des rebuts des montagnes et des villes, on n’est pas faits pour encaisser les ordures, on est nous aussi en droit d’avoir un paysage de carte postale et des plages propres, en droit de refuser le béton et d’exiger des platanes et des murets, en droit d’avoir un maquis qui sent l’immortelle et non pas la poubelle, en droit de dire non à ces tonnes d’immondices et d’obliger tout le monde à trier. Quand à ces sachets recyclables non récoltés il va falloir trouver une solution, soit on les recycle soit on n’en achète plus. Parce que franchement cette œuvre d’art, bien que faite en sachets lavés vous pensez bien que j’avais prévu le coup, elle commence vraiment à sentir mauvais.

Les oubliés du tri ou les matériaux de l'absurde.
Les oubliés du tri ou les matériaux de l’absurde.

École buissonnière

série de mini médusettes avec la médusette des vendanges
série de mini médusettes avec la médusette des vendanges
Poupées de décoration: Série de mini médusettes avec la médusette des vendanges

Aujourd’hui les pupitres sont délaissés pour une escapade impromptue avec la médusette des vendanges car ce groupe de jeunes médusettes fait l’école buissonnière. Modelées à la rentrée avec ma nouvelle canne visage à yeux bleus et bouche sourire grenat, ces poupées décoratives à têtes identiques sont comme des fausses quintuplées toutes différentes. Les brunes seront pour l’une sérieuse et l’autre plus gothique, quand aux rouquines assurément elles seront toutes sans exception de vraies chipies à part peut être une juste de temps en temps l’histoire de contredire ses soeurs.

Robe grise en laine au crochet

robe en laine grise au crochet (LIMA-tonnerre/laine+alpaga)
robe en laine grise au crochet (LIMA-tonnerre/laine+alpaga)

C’est un peu tard dans l’année pour présenter ce type de chose, même ça ne donnerait envie à personne de la voir logiquement avec le retour des beaux jours, mais les frileuses me comprendront avec le temps pourri que nous avons en ce printemps humide. En fait ça fait un moment qu’elle est finie et je l’ai même déjà bien portée plusieurs fois et même je l’ai sur le dos en tapant ces mots, mais j’attendais une belle journée pour faire la photo sur le mannequin au soleil dans le jardin car les effets du tissus au flashe ça ne rend vraiment pas bien. À porter avec juste des collants dessous sans jupon car elle n’est pas du tout ajourée là ou c’est nécessaire 😉 et un chemisier qui permet de voir une teinte sympa dans les troutrous du décolleté car là sur le tricot noir c’est moyen. Il faudrait aussi que je note mes mesures et nombres de points quand je travaille car je dois sans cesse re-conter et re-mesurer à chaque nouvelle version. Par exemple cette laine (LIMA/tonnerre) est plus fine que celle de la précédente robe rouge et le nombre de mailles au départ doit être sensiblement plus grand sinon on perd facilement une taille et du coup on est boudinée dedans. Mais je n’ai rien noté donc il me faudra encore mesurer à la prochaine robe! Je sais que ce genre de look n’est pas particulièrement tendance, mais le côté douillet de la chose et le fait de pouvoir la porter aussi bien avec des talons élégants qu’avec mes DrMarteens fourrées fait que je me sens élégante et au chaud en toute circonstance et dieu sait qu’ici les circonstances peuvent être fraîches! J’ai ajouté un collier en tricotin dans la même laine avec des perles faites avec la canne coeur sur fond noir, cela ajoute une touche de couleur au teint blafard de saison avec les lainages.

sautoir en tricotin porté enroulé deux fois avec perles noir à coeur
sautoir en tricotin assorti à la robe au crochet porté enroulé deux fois, perles millefiori coeur

Robe à jabot et sautoir rouge coquelicot

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Détails de la robe, le col jabot et le sautoir de perles d’argile polymère

En avant première sur le printemps véritable, le coquelicot sort pour de faux et réchauffe un peu février. Pour de faux sur des tranches de « murine » représentant la fleur rouge, le coquelicot fleurira au fil des perles de ce sautoir de différents rouges et de différentes marques d’argile. Pour de faux encore dans la suggestion des fragiles ondulations des pétales du jabot, crocheté à même le col de la robe. Suggéré encore dans les variations de tons entre le rouge légèrement ocre de la laine « Viking de Norvège » et le rouge vif et tranchant du « Tison de Plume« . Crochetée droite depuis le bas, la robe de forme chasuble est ornée sur le genou d’un double volant de points différents, un de coquilles et un simple filet, chacun ourlé d’un fin rang avec le fil « plume ». Le jabot m’a donné plus de mal, d’abord trop serré avec trop d’ondulations j’ai du défaire la première version décidément trop lourde. Puis avant de savoir exactement combien de mailles il fallait au départ pour avoir le « tombé » parfait que je voulais à l’arrivée, il a aussi fallu recommencer un peu. Le but recherché était d’avoir un col suffisamment élégant tout seul, et suffisamment plat pour supporter le sautoir sans que les deux formes ne se querellent. Le sautoir est composé de perles de formes différentes, une grappe multicolore, un donut en argile et résine, des rondes et des ovales, et des breloques de métal avec volants de fil en coton au crochet. Robe avec ou sans les perles? C’est selon l’humeur …

Robe en laine "norvège" coloris rouge "viking" à col jabot, finition "plume"
Robe en laine au crochet à jabot et perles en polymerclay, plusieurs rouges
Sautoir en perles d'argile polymère, mix résine et fil de coton.
Sautoir en perles d’argile polymère, mix résine et fil de coton.
sautoir rouge porté seul
sautoir rouge porté seul