Siesta al fiume bozzetto

autoritratto autoportrait à la rivière

Autoportrait sans recherche de ressemblance physique, la ressemblance réside dans l’attitude. La sieste au fleuve est un moment d’armonie avec la nature, de silence rythmé par le cours de l’eau, de bien-être propice à la rêverie et à la créativité. Il faudrait indiquer en montagne des panneaux « silence armonie en cours » pour éviter aux gens de hurler leur enthousiasme devant les paysages. « Comme c’est beau! » Pensez-le ne le dites pas on le sait.
Bientôt la suite de ce travail d’étude avec une version plus grand format en plâtre et en cire.

sieste à la rivière accrochée au rocher les jambes dans l’eau
bozzetto original en argile vu de dessus
traduction du bozzetto d’argile en plâtre et patine d’acrylique
positif en plâtre patiné à partir d’un moulage de l’original en argile

Vestige culturel

Vestige culturel, le corps et la culture subissent les mêmes blessures

Le message porté par cette sculpture faite pendant le premier confinement va nous accompagner encore un moment. Plus que de représenter le fait de ne pas se déplacer de ne pas faire et de ne pas décider, au delà des restrictions sur nos personnes, il existe une souffrance concrète dans le corps des gens. Ce vide que j’avais creusé pour y laisser respirer l’espoir est demeuré vide, l’attente continue. Le corps et la culture subissent les mêmes blessures, si la famille est ce qui nous lie par le sang la culture est ce qui nous lie par tout le reste.

Etude anatomique de la main DM

J’aimerais dire que cette main est inspirée d’un conte fantastique de Maupassant mais c’est juste une étude anatomique de la main de mon fils. La recherche de vérité dans les proportions et dans les particularités anatomiques a pour effet de rendre l’expérience angoissante. Plus la main de terre ressemble à la main de chair plus le concept « mon fils » change de « consistance », c’est angoissant. L’effet est encore pire dans la réalisation d’un portrait, que ce soit celui de mon fils ou plus récent de ma fille, l’ambiguïté ou la dualité entre la satisfaction d’avoir réalisé un travail bien fait et ressemblant et l’idée d’immortalité de la matière qui au delà de la photographie fixe le moment dans une dimension supérieure, porte à un sentiment de rupture de la notion du temps. Quand on commence un tel travail, si on sait évaluer les difficultés techniques et artistiques et on s’attache à bien affronter chacune d’entre elles, la dimension intime vis à vis de la chair de ma chair que je transforme en terre est une difficulté inattendue douloureuse et merveilleuse.