Figuier de barbarie

Je vous présente la haie du fond de mon jardin.
C’est un animal plutôt sauvage qui ne nécessite ni tuteur ni taille. Pour faire des boutures, je recommande une paire de gants en cuir sous les gants de jardinage. Les fruits sont infectes délicieux ! Et j’ai eu le plaisir de trouver la plante en fleurs lors de mon séjour en juin.
Superficiellement piquante pour son apparence, elle est fleurie et fruitée selon les saisons et gorgée d’eau là ou il semble ne rien pouvoir pousser. Pour son caractère  autant que pour l’esthétique, cette plante est à sa place dans nos jardins.

Je finis avec une autre plante que j’affectionne, elle était minuscule il y a quelques années et je l’ai dégagée des ronces. Maintenant elle fait surface et prend de l’ampleur.

Puzzichellu

Prononcer : poutziguellou
J’ai aimé sentir les parfums du maquis et les bruits de la nature dans ce coin perdu, plonger mon visage dans l’eau odorante de souffre et imaginer devenir subitement belle et douce comme le promet la combinaison chimique de cette eau, voir les grenouilles sauter dedans, et adoré l’ambiance temple perdu de civilisation détruite envahi par les ronces et les figuiers sauvages.
Je n’ai pas aimé voir les larves de moustiques serpenter à la surface des flaques saumâtres, sentir les ronces sur mes jambes en passant entre les arbustes pleins de toiles géantes de choses qui pourraient être des veuves noires, et détesté avoir un moment perdu de vue mon mari dans cette jungle! -T’es ou? -Là ! -Ou ? -Là enfin! -Ouf!

Le centre de thalasso ,ou ma mamie a fait une cure dans les années 40, est à la fin de la route et entouré de chardons.

Le long du chemin qui descend depuis la bâtisse vers la rivière et la source, je trouve de jolies fleurs des champs, ça change un peu des tranches de cannes en fimo !

Les ruines, quasi dans le lit de la rivière, seraient parait-il romaines de tradition orale, sur lesquelles aurait été construit le centre de thalasso dans lequel ma grand mère avait fait une cure dans sa jeunesse. Mais non, ma grand mère n’était pas romaine 😉 On m’a raconté qu’un berger avait abandonné en cours de transhumance une bête soufrante dans les bois d’Aghione, persuadé qu’elle mourrait probablement bien vite. Quelle fut donc sa surprise de la retrouver au retour après les mois d’été, non seulement vivante mais en excellente santé. On aurait donc redécouvert à cette occasion la source et les vestiges romains.
On voit dessus à gauche une mini baignoire en forme d’assise dans sa cabine individuelle, il y en avait probablement d’autres mais ça n’est plus accessible sans une machette. En plus il y a des trous d’eau autour du chemin car les canalisations, pour irriguer cet antique centre, sont plus que vétustes ! Sans parler le la taille des toiles d’araignées dans cette humidité riche de papattes !

Nostalgie sur un résidu de poutre et de colonne, sur une cuve d’eau sulfureuse dans laquelle même pour des millions et couverte de pustulles je ne me baignerais jamais!

Quelques cailloux dans les ruisseaux autour du site, couleurs étranges.

Et insolite, un coquelicot poussé dans la partie séchée du lit de rivière, au milieu de rien.

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